PSE : retour sur l’assemblée générale des salariés du 12 mai

L’assemblée générale organisée ce mardi 12 mai de 13h à 14h avec l’ensemble des salariés a permis de faire un premier point collectif concernant le PSE et le projet de réorganisations associées.

Dans une période où les inquiétudes sont nombreuses et où les informations circulent parfois de manière confuse, il était important de revenir ensemble sur la procédure, le calendrier et les enjeux des prochaines semaines.

La direction a annoncé un projet comprenant :

  • 14 réorganisations
  • 39 suppressions de postes pour motif économique
  • 33 modifications de postes

Elle s’est également engagée à communiquer plus précisément, dès le lundi 18 mai, sur les secteurs concernés et le périmètre des réorganisations.

Position de la CGT
Nous l’avons rappelé pendant cette AG, c’est à la direction d’assumer publiquement ses choix et leurs conséquences.
La CGT considère que les salariés ont le droit d’obtenir des informations claires, compréhensibles et transparentes sur un projet qui aura un impact important sur l’organisation du travail et sur les équipes.

 

L’un des objectifs de cette AG était aussi de rappeler que nous sommes encore dans une phase de procédure et de négociation. Le calendrier présenté comprend :

  • les réunions de négociation entre les organisations syndicales et la direction
  • les réunions extraordinaires du CSE
  • un avis final du CSE prévu le 16 juillet
  • puis le contrôle de la DRIEETS avec une homologation qui devrait être rendue à la mi-août avant une éventuelle mise en œuvre du PSE à partir de septembre

Autrement dit : rien n’est encore totalement figé. C’est un point essentiel. Un projet de PSE évolue pendant toute la procédure sous l’effet :

  • des analyses des élus
  • des expertises
  • des négociations
  • et du rapport de force collectif

Position de la CGT
La CGT prendra toute sa place dans cette phase pour défendre les salariés et contester tout ce qui devra l’être.

 

Beaucoup de questions ont également porté sur le fonctionnement concret du PSE.
Nous avons rappelé un élément souvent mal compris : dans un PSE, ce ne sont pas juridiquement des salariés qui sont supprimées, mais des postes.
Ensuite interviennent les catégories professionnelles et les critères d’ordre prévus par la loi et négociés dans le cadre du PSE.
Ces mécanismes sont particulièrement importants car ils déterminent la manière dont les situations individuelles seront examinées.

Position de la CGT
La CGT sera extrêmement vigilante sur ces sujets.
Nous refusons que les catégories professionnelles ou les critères servent à cibler individuellement certains salariés ou à fragiliser les plus exposés.

 

Nous avons également réaffirmé une priorité forte pour les organisations syndicales : favoriser au maximum les solutions volontaires afin d’éviter les départs contraints.
Départs en retraite, mobilités externes pour des projets professionnels avec accompagnement  : toutes les alternatives doivent être étudiées sérieusement avant d’envisager des licenciements imposés.

Position de la CGT
Pour la CGT, il est indispensable que les salariés souhaitant partir puissent bénéficier de conditions de départ dignes et protectrices, tout en garantissant à celles et ceux qui resteront des moyens et des conditions de travail permettant d’assurer la qualité de l’activité et de prévenir toute dégradation des conditions de travail ou des risques psychosociaux.


Cette AG a aussi permis de rappeler quelque chose d'essentiel : dans un PSE, le collectif compte énormément.

Même lorsque certains salariés pensent ne pas être directement concernés aujourd’hui, les réorganisations ont toujours des conséquences plus larges :

  • surcharge de travail
  • modification des équipes
  • perte de repères
  • tensions organisationnelles
  • inquiétudes sur l’avenir

La mobilisation collective ne sert pas uniquement à "réagir" au projet. Elle permet aussi de renforcer le poids des représentants du personnel dans les négociations.
Plus les salariés sont informés, présents et solidaires, plus il est possible d’obtenir des garanties et des améliorations.

Position de la CGT
La solidarité entre salariés sera un élément central dans le rapport de force avec la direction.


Enfin, une attention particulière a été portée à la question des risques psychosociaux (RPS).

Chaque salarié vit cette période différemment.
Pour certains, cette situation peut être perçue comme une opportunité de changement ou de départ volontaire.
Pour d’autres, elle provoque une inquiétude importante face au risque de perdre leur emploi ou face aux conséquences des réorganisations.

Dans tous les cas, nous entrons dans une période de forte turbulence humaine et sociale.
Les réorganisations génèrent déjà du stress et de l’incertitude. Le contexte du PSE amplifie encore davantage ces risques.

Nous appelons chacun à rester attentif à ses collègues, à préserver la solidarité entre équipes et à ne pas rester isolé face aux difficultés.
Les élus restent disponibles pour écouter et accompagner les salariés qui en ressentent le besoin, notamment les élus de la CSSCT sur les questions liées à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail.

Position de la CGT
La CGT considère que ces sujets doivent être pris très au sérieux.
Dans les semaines qui viennent, la CGT continuera :

  • à vous informer régulièrement
  • à expliquer les mécanismes du PSE
  • à défendre les salariés dans toutes les instances
  • et à porter des alternatives concrètes face au projet de la direction

Dans cette période difficile, notre force restera le collectif, la solidarité et la mobilisation des salariés.

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