Le rôle du CSE : un levier pour changer le projet
Le CSE n’est pas là pour valider
Contrairement à une idée répandue, le CSE :
- ne signe pas le PSE
- ne valide pas la décision
- ne subit pas passivement
Il a un rôle actif :
- analyser
- questionner
- proposer
- contester
La direction doit répondre à toutes les propositions.
Position CGT
Le projet présenté est un point de départ, pas une finalité.
Il doit être modifié sous la pression des élus et des salariés.
Ce que les élus vont analyser concrètement
1. Qui est concerné par les suppressions ?
On parle de catégories professionnelles, pas de postes individuels.
Enjeu majeur :
éviter que des salariés soient ciblés individuellement.
Les critères légaux incluent :
- ancienneté
- situation familiale
- difficultés de retour à l’emploi
- compétences
Position CGT
Nous défendons des critères justes, transparents et protecteurs des plus
fragiles.
2. Les alternatives aux licenciements
Avant tout licenciement, la direction doit proposer :
- départs volontaires
- reclassements internes
- solutions externes (formation, reconversion…)
Position CGT
Pas de licenciement sans avoir exploré toutes les alternatives sérieuses.
Les mesures doivent être réelles, accessibles et financées correctement.
3. L’organisation future
Les élus vérifient :
- si des postes peuvent être sauvés
- si des recrutements sont incohérents
- si l’externalisation remplace des emplois
Position CGT
On refuse que des suppressions de postes soient compensées par de la
sous-traitance ou une surcharge de travail.
4. Les conditions de travail
Un PSE impacte tout le monde :
- ceux qui partent
- mais aussi ceux qui restent
Points de vigilance :
- surcharge de travail
- stress et incertitude
- perte de repères
Position CGT
On ne redresse pas une entreprise en dégradant la santé des salariés.
Les conditions de travail sont une ligne rouge.
Un outil clé : l’expertise
Le CSE a mandaté un expert qui :
- analyse les chiffres
- interroge les salariés
- challenge la direction