Risques psycho-sociaux et le dialogue social ?

Lors du CSE du 10 février, les élu·es ont été consulté·es sur la nouvelle procédure d’alerte RPS (risques psycho-sociaux) proposée par la direction. Après de nombreuses réunions avec les élus CSSCT et malgré leur insistance, la direction ne souhaite pas mener toutes les enquêtes liées aux alertes au sein d’une instance paritaire. Cette refonte de la procédure marque un tournant décisif dans le dialogue social et s’inscrit malheureusement au moment où l’annonce du plan de compétitivité se profile.

Vos élus CGT ont fait une déclaration lors de ce CSE pour d’abord exprimer leur soutien envers les
salarié·es et montrer à la direction que ce n’est pas de cette façon que la souffrance au travail doit être traitée.
La voici.

"La CGT tient à exprimer son incompréhension concernant la remise en cause par la direction de la procédure d’alerte sur les risques psycho- sociaux (RPS). La procédure paritaire existante garantit une parfaite compréhension des situations pouvant être à l’origine des RPS et permet une expression sereine de la parole des salarié·es.

Dans une période de fortes turbulences pour l’entreprise, il est dangereux de rompre la confiance que les salarié·es ont établie avec la procédure actuelle. Par ailleurs, la direction, en excluant les référent·es RPS représentants du personnel de certaines alertes RPS, dénigre leur formation, leur expertise et leur capacité à respecter la confidentialité des échanges.

Pour la CGT, cette attaque à une instance paritaire qui a fait ses preuves ne peut que contribuer à une dégradation du dialogue et du climat social au sein de l’entreprise."

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