Milan presse sous pression
La procédure de PSE a officiellement commencé le 17 avril chez Milan, et, ce 27 mai, toutes les personnes concernées par des suppressions de postes devraient enfin en être informées. Dans les cinq services touchés par des réorganisations, aucune communication n’a été faite à ce jour sur l’organisation future des services. C’est pourtant une obligation rappelée à la direction de Milan par l’inspection du travail. Sans parler de la communication à l’ensemble des salarié·es, qui se résume aux deux communications du directoire et du comité de direction, avec une erreur sur le nombre de postes supprimés à Milan presse, qui se monte à 27, avec 23 salarié·es possiblement licenciables, si l’on tient compte des modifications de contrats et des départs à la retraite prévus. Cela représente quand même plus de 10 % des effectifs.
La nouvelle du PSE a eu l’effet d’une bombe, alors que la réorganisation de la presse mise en place en novembre 2025 n’avait pas fait ses preuves et n'était pas totalement aboutie. En 2025, l’arrêt du magazine Manon, titre patrimonial de Milan, avait déjà inquiété un bon nombre de rédactions, qui craignent de subir le même sort.
Depuis la mise en place du nouveau directoire il y a deux ans, les élu·es de Milan attendaient que des orientations stratégiques leur soient présentées. Celles de la presse ont été présentées aux élu·es au cours d’un CSE extraordinaire consacré au PSE, avec quelques projets pour l’avenir, mais sans données chiffrées sur les coûts induits ou les retours sur investissement attendus, sans précision sur les moyens qui seront mis en œuvre pour réaliser ces projets. Cela fait de nombreuses années que la direction demande aux salarié·es d’innover, de travailler sur de nouveaux projets, de nouveaux médias, avec des services de plus en plus réduits et peu de moyens. Le climat social était déjà anxiogène avant le PSE, mais cette procédure fragilise encore plus des salarié·es qui ne savent pas ce qui va advenir d’eux dans les mois et les années à venir.
Les PSE de Bayard et de Milan sont très fortement liés, la plupart des services concernés étant mutualisés. Il a pourtant été décidé de mener deux PSE distincts, alors qu’il aurait été possible, sinon souhaitable, de mener un PSE commun aux deux entités concernées. Le travail des élu·es en aurait été grandement facilité. Nous faisons tout pour que nos deux CSE et les délégué·es syndical·es de Bayard et de Milan travaillent main dans la main, ce qui est facilité par le recours au même cabinet d’expertise.
Nous avons organisé cinq assemblées générales chez Milan, et une grande partie des salarié·es montrent leur soutien aux élu·es, aux déléguées syndicales et à leurs accompagnateurs dans la négociation, en se postant dans les couloirs menant aux salles de réunion et en applaudissant leurs élu·es. Les salarié·es mobilisé·es nous font part de leur souhait que ce ne soit qu’un début, et que des actions communes entre Bayard et Milan soient organisées.
Ensemble, nous serons plus fort·es !
Détail des réorganisations :
- Arrêt du magazine Yam-Yam (comment un arrêt de titre peut-il être envisagé comme une réorganisation, ça ressemble à une mauvaise blague !)
- Reconfiguration du pôle héros (avec la suppression de deux CDD)
- Réorganisation de la direction Marketing, Brand et Communication jeunesse (avec la suppression du poste de photographe)
- Réorganisation du réseau commercial jeunesse
- Réorganisation de la Digital Factory